Les perfections géomantiques

Je vais maintenant vous présenter les modes de perfection géomantique, par la voie desquels il vous sera possible d’apprécier le niveau d’accord ou du désaccord du thème avec la question posée.

L’occupation

L’occupation se produit lorsque la Maison I (du Questionneur) et la Maison (objet) de la Question sont occupées par la même figure : c’est le plus fort de tous les modes de perfection, le meilleur signe qu’il soit possible d’obtenir à l’issue du montage d’un thème. Ainsi, et dans toute question qui peut être répondue par oui ou par non, l’occupation signifiera toujours : « oui ».

Cette configuration donne indéniablement la perfection, et de fait une réponse favorable, spécialement si la figure est bénéfique ou même neutre : si la figure en passation est favorable, le Questionneur obtiendra ce qu’il a demandé par ses propres mérites et sera satisfait du résultat (profitable).

Dans le cas contraire, et si la figure en occupation se révèle maléfique, vous y verrez un mauvais signe, et l’annonce de difficultés et d’obstacles pour atteindre l’objet de la demande, lesquelles devront être précisées par l’analyse de facteurs connexes dans le thème, et dont il importera de toujours préciser le sens. En pareille circonstance le Questionneur sera susceptible de regretter le résultat (décevant) de l’affaire, qu’il obtiendra malgré tout.

Exemple : La figure Albus de la Maison I du Questionneur se répète dans la Maison IV de la Question, pour une interrogation portant sur le Père :

 

Vous veillerez enfin à porter une attention particulière à la nature élémentaire de la figure en passation :

  • Une figure de Feu par exemple dans le cas d’une négociation équivaudra à un accord passé sous la contrainte et décevant.
  • De bonnes figures d’Air, d’Eau ou de Terre signifieront une grande bonté.

La mutation

La mutation se produit lorsque les deux figures (le Questionneur et la Maison de la Question) effectuent chacune une passation et se retrouvent côte à côte dans le thème. Dans ce cas, le but poursuivi par le Questionneur devra être recherché par des voies inattendues, et la figure issue de la Maison de la Question agira comme un guide pour éclaircir ces voies d’accès.

Exemple : Les figures du Questionneur en Maison I (Tristitia) et de la Question en Maison III (Fortuna Minor), pour une interrogation portant sur l’entourage, se retrouvent accolées respectivement en Maison VII et VIII.

 

La conjonction

La conjonction apparaît dans un thème lorsque la figure de la Maison I ou celle de la question se retrouve en aspect de conjonction avec l’autre figure ; (reportez-vous aux articles dédiés aux compagnies de figures, et aux aspects, notamment de conjonction).

Ce type de disposition est favorable, et presque aussi positif que la perfection par occupation.

Dans ce cas, la personne ou l’objet symbolisé par la figure du Significateur qui effectue la conjonction par passation agira en faveur d’une issue profitable au Questionneur :

Exemple : La figure Albus en Maison XI de la Question, pour une interrogation portant sur les amis, se retrouve en conjonction de la figure Populus de la Maison I du Questionneur.

 

Notez enfin que lorsqu’une figure fixe passera à la conjonction de la Maison de la Question, celle-ci lui conférera du retard ; une figure mobile au contraire tendra à accélérer la chose demandée.

La translation

Il y a perfection par translation lorsqu’une tierce figure se trouve adjacente à la Maison I et à celle de la question. Vous en déduirez alors l’intervention d’un facteur extérieur en faveur de l’atteinte du résultat, sans cela hors de portée du Questionneur.

L’interprétation de la figure en translation sera également très importante, laquelle indiquera selon sa qualité, favorable ou défavorable, un résultat obtenu avec facilité ou difficulté, et en cas de figure commune, un résultat produit par des voies inattendues ou par pure coïncidence.

Exemple : Les Maisons du Questionneur (Maison I) et de la Question (Maison V), pour une interrogation portant sur les enfants, se trouvent toutes deux accostées par la figure Via (en Maisons II et VI).

 

Vous aurez soin d’analyser également la triplicité formée par les trois figures en réponse à la question posée : si toutes sont bonnes ou neutres, il y aura bien perfection. Si au moins une figure est défavorable, il conviendra de rechercher d’autres éléments pour éclairer le diagnostic et son orientation finale.

La prohibition

La prohibition est synonyme d’absence de connexion entre les deux Significateurs, et trahit un manque de perfection dans le thème : le Questionneur et l’objet de sa question ne se rejoignent pas, entraînant une issue défavorable pour celui-ci.

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