Les paternités de figures

L’étude des figures génératrices interviendra comme une phase cruciale de l’interprétation, à l’exception c’est évidence, des figures des Mères, créées à partir de la projection initiale des seize lignes de traits, et dont on dit qu’elles sont engendrées par nature légitime. Lorsque donc une figure aura été conçue par triplicité ou translation (cas des Filles, des Nièces, des Témoins et du Juge), on dira de celle-ci qu’elle est a été produite par artifice, et il conviendra en tel cas d’analyser finement si elle est issue de bonnes ou de mauvaises figures :

  • La figure à dextre (droite) est Père de la figure résultante de l’accouplement.
  • Celle à senestre (gauche) est Mère de la figure résultante de l’accouplement.
  • Si la figure engendrée est semblable au Père, on la dira Fils issu de la copulation des figures parentes.
  • Si elle est semblable à la mère, on la dira Fille issue de la copulation des figures parentes.

Vous opérerez l’analyse des fusions géomantiques en procédant à diverses additions spéciales, lesquelles contribueront à l’affinement de la réponse oraculaire :

La figure issue de la copulation renseignera toujours sur la connexion à un instant donné entre deux secteurs fondamentaux de l’existence ; (sans toutefois permettre d’en prédire l’évolution à plus long terme).

Vous rechercherez ici « le sens caché des choses », la projection, la résultante, ce vers quoi le domaine analysé, la question ou le consultant lui-même, sera susceptible de « tendre ». Il ne s’agit pas d’une prédiction au sens de ce qui sera et d’un futur déterminé une fois pour toutes, mais plutôt la matérialisation d’un état possible de l’avenir. Par l’addition géomantique, vous tenterez de découvrir le signe qui parle, celui qui ne ment jamais.

Lorsque qu’une figure tirée de l’assemblage de deux autres sera de même nature bénéfique ou en affinité avec le Juge, il en résultera un heureux présage pour le domaine interrogé, l’inverse s’appliquant en cas de désaccord. Les bienfaits ou les dommages seront à rechercher dans le thème en cas de passation de ladite figure (redoublement) ou d’affinité de celle-ci avec une autre (passation secondaire).

Ces couplages pourront également et sous certaines conditions particulières, apporter une quantité à peu près illimitée de renseignements complémentaires. Par exemple, pour connaître la nature et la qualité des relations entre les enfants du Questionneur et sa conjointe, il pourra s’avérer judicieux d’additionner les figures en Maison V et VII, qui leur sont attribuées respectivement.

Ces couplages seront aussi très utiles lors de l’analyse des Maisons de Maisons (voir le l’article correspondant), en vue d’approfondir et d’étendre la portée de l’interprétation. Par exemple, pour connaître l’état des relations du frère avec son futur employeur, il conviendra de fusionner la figure en Maison III (les Familiers) avec la figure en Maison VIII, qui est également la VI (les Servitudes) de la III.

Toutes ces opérations pourront être guidées à l’aide des règles coutumières qui suivent :

  • Une bonne figure issue de deux autres bénéfiques demeure pleinement favorable et annonciatrice d’heureux présages.
  • Une mauvaise figure issue de deux autres maléfiques réaffirme son pouvoir de nuisance et annonce une issue funeste.
  • Une figure, bonne ou mauvaise, issue d’une bonne et d’une mauvaise figure, conserve sa propre signification, et l’influence des figures parentes se trouve en quelque sorte neutralisée. Si le Père (à droite) est bon et que la Mère (à gauche) est mauvaise, la figure résultante se parera des influences et des attributs issus de la figure en conjonction.
  • Une bonne figure issue de deux autres mauvaises Maison imprégnée de leur influence négative, se corrompt, et revêt une qualité mitigée.
  • Une mauvaise figure issue de deux bonnes figures se trouve rehaussée par leur influence positive, et améliorée dans sa qualité.
  • Deux figures fixes se renforcent. Une figure fixe s’affaiblit au contact d’une figure mobile qu’elle renforce. Les figures communes sont sans influence sur les figures fixes et mobiles, dont elles héritent des attribuent lorsqu’elles se trouvent en contact.

1 pensée sur “Les paternités de figures”

  1. Diallo dit :

    Bonjour, excellent ouvrage. A propos, comment connaître le présent, le passé, ET le futur dans un thème, ET Les figures qui en parlent ? Cordialement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

11 − 10 =