Formulation de la question

Au commencement de toute interprétation géomantique, il y a une question, exprimée avec précision, et dont on cherche la solution. Celle-ci devra être posée d’une manière aussi claire que possible, et toujours dans un sens positif.

Il s’agira bien souvent de questions binaires, univoques, dépourvues d’ambiguïté, et pouvant être répondues par oui ou par non.

Toute la délicatesse consistera dès lors pour le Géomancien à assister le Questionneur dans la formulation de sa question, afin d’être bien assuré de toucher au cœur de ses préoccupations du moment.

Dans les cas plus complexes d’interrogations multiples, vous aurez soin de procéder à plusieurs interprétations consécutives, en déclinant autant de questions particulières qu’il conviendra.

L’objet de la question devra porter sur des considérations pratiques et concrètes de la vie courante, toujours en lien avec une situation contemporaine au tirage, et dont on cherche sincèrement à connaître l’issue.

De fait, aux questions vagues et générales telles que : « ai-je une chance de rencontrer un jour le prince charmant ? », vous préférerez une formulation plus spécifique du type : « ferai-je une rencontre amoureuse au cours des six prochains mois ? ».

Vous privilégierez en outre des questions telles qu’elles appelleront des conseils d’action, et favoriseront l’aide à la prise de décision. Plutôt que de demander par exemple : « est-ce qu’une telle affaire se conclura par un accord fructueux ? », vous serez mieux avisé de formuler : « est-il judicieux d’initier tel projet de rapprochement commercial ? », afin de favoriser l’émergence de solutions au moment de l’interprétation.

Vous vous méfierez également des questions ambigües ou étant déjà répondues dans l’esprit du questionneur. Ce sera une chose en effet de demander « si telle prise de poste s’accomplira sans embûches », et une autre de s’interroger sur « l’intérêt même d’accepter telle opportunité professionnelle ». Dans le premier cas, la décision aura déjà été arrêtée dans l’esprit du Questionneur, inquiet de surcroît des conséquences de son choix, tandis que dans le second, le processus de décision sera précisément l’objet de la question.

Vous éviterez enfin les questions multiples ou à tiroirs, de celles appelant des réponses elles aussi plurielles et multithématiques. Plutôt que de demander si « untel arrivera sain et sauf d’un long voyage et s’il en tirera un récit autobiographique », vous questionnerez successivement les deux domaines du voyage, et de l’écriture, déployés en deux thèmes bien distincts.

Une fois la question clairement formulée, vous l’écrirez en haut d’un feuillet vierge avec l’heure et la date de consultation, lequel vous servira de support lors des travaux ultérieurs d’érection du thème.

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